Krikor Agopian à la Galerie Tabbal Christiane Saleh . 14/05/1986
Un langage international. Retour du canada où il était octroyé une année sabbatique afin d’exposer ses œuvres à Montréal et Toronto, le peintre Krikor Agopian expose a partir du 14 mai à la Galerie Tabbal. Le voici toujours pareil à lui-même, à travers huiles et acryliques de facture bien orchestrée. Une palette lisse où les fonds en monochromies servent de support à l’articulation du thème. A savoir la métaphysique bien personnelle d’Agopian, c’est-à dire ses ouvertures ou fenêtres livrant au regard des percées porteuses de promesses. Ce surréalisme vigoureux à travers lequel le peintre éprouve le besoin de comprendre et de surprendre a d’autres signes aussi. Pinces à lessive retenant sur des cordes à linge des murs bien bâtis, bien fermés, mais dérisoires à cause de l’association des objets-sujets , clés , au sens réel du terme pour ouvrir ces boites de Pandore ou caverne d’Ali Baba que Krikor Agopian propose seulement d`entrebâiller. Sur le plan du symbole, on peut être surpris si on n’est pas habitué à ces leitmotive que le peintre travaille avec assiduité depuis longtemps. Surpris et intéressant à cause de la personnalité réaliste du tableau. Car c’est en tous cas une manière originale de diriger un débat qui ici sort des sentiers de la peinture pour aller vers la philosophie. Reste qu’ Agopianpeut se passer de cette rhétorique dans la mesure où il se suffirait de son talent.
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